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S�minaire sur��La politique europ�enne de s�curit� et de d�fense�: comment faire face aux nouvelles menaces��
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S�minaire sur
��La politique europ�enne de s�curit� et de d�fense�: comment faire face aux nouvelles menaces��  S�minaire sur ��La politique europ�enne de s�curit� et de d�fense�: comment faire face aux nouvelles menaces��
co-organis� par les Cortes Generales de l’Espagne et l’Assembl�e de l’UEO Museo Pr�ncipe Felipe, Ciudad de las Artes y de las Ciencias Valence, 9-10 f�vrier 2004 Programme
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Lundi 9 f�vrier 2004 |
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9 h 30 |
S�ance d’ouverture / Inauguration du s�minaire�: |
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Mme Rita Barber� Nolla, Maire de Valence |
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M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique |
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M. John Wilkinson, Pr�sident de la Commission de d�fense de l’Assembl�e de l’UEO |
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M. Francisco Camps, Pr�sident de la Generalitat Valenciana |
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Orateur principal�: |
Mme Ana Palacio, Ministre des affaires �trang�res, Espagne |
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11 h 15 |
Premi�re s�ance�: La prolif�ration des armes de destruction massive |
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Francisco Arnau Navarro, Pr�sident de la Commission technique et a�rospatiale |
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Orateurs�: |
M. Vicente Garrido, Directeur, Instituto de Cuestiones Internacionales y Politica Exterior (INCIPE), Madrid� |
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M. Giorgio Zappa, Pr�sident et Directeur g�n�ral, Alenia Aeronautica S.p.A. |
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15 heures |
Deuxi�me s�ance�: Le terrorisme |
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Pr�sident�: M. John Wilkinson, Pr�sident de la Commission de d�fense |
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Orateurs�: |
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- M. Jean-Luc Marret, Fondation pour la recherche strat�gique, Paris
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- M. Agust�n D�az de Mera, Directeur g�n�ral de la police, Minist�re de l’int�rieur, Espagne�
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- M. Haizam Amirah Fernandez, Analyste, Real Instituto Elcano, Madrid�
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- M. Colin Cleary, Conseiller politique, Ambassade des Etats-Unis, Madrid
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Mardi 10 f�vrier 2004 |
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10 heures |
Troisi�me s�ance�: La coop�ration avec les pays de la rive sud de la M�diterran�e sur les probl�mes r�gionaux |
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Pr�sident�: M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique |
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Orateurs�: |
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- Prof. Castor Diaz Barrado, Professeur de droit public international, Universit� Juan Carlos I, Madrid
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- Mme Elvira S�nchez, Chercheur, Centre d’informaci�n i documentaci�n internationales (CIDOB), Barcelone
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- M. Francis Ghil�s, Senior Fellow, Euro-Arab Management School (EAMS), Grenade, [2002-2003]
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- M. Andreu Claret, Directeur de l’Institut europ�en de la M�diterran�e, Barcelone
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13 heures |
Conclusions�: M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique |
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Discours de cl�ture de M. Julio de Espa�a, Pr�sident des Cortes Valencianas |
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Conf�rence de presse |
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Lundi 9 f�vrier 2004 S�ance d’ouverture (La s�ance est ouverte � 9 h 30) Mme Rita Barbera, Maire de Valence, exprime tout d’abord sa satisfaction de ce que ce s�minaire ait lieu � Valence, un s�minaire dont le titre ��Comment faire face aux nouvelles menaces dans le domaine de la s�curit� internationale�� montre d�j� sa pertinence et son importance. Une importance accrue par le fait que ce sont les parlementaires de l’Assembl�e de l’UEO, les protagonistes du d�bat sur la politique europ�enne de s�curit� et de d�fense, qui en ont pris l’initiative. Le caract�re essentiel de cette rencontre d�coule de la densit� et de la complexit� des sujets � traiter, notamment le terrorisme et la coop�ration avec les pays de la rive sud de la M�diterran�e. Mme le Maire souligne que la soci�t� europ�enne et mondiale devrait faire face � ces enjeux en forgeant une position commune. Il faudrait donc rechercher de nouvelles formules de coop�ration, de nouvelles politiques qui devront nous amener � une plan�te plus s�re et, par cons�quent, plus libre. Pour Mme Barbera, ce s�minaire va servir � trouver les chemins pour pouvoir vivre en paix et libre. Enfin, elle souhaite que les conclusions auxquelles aboutira ce s�minaire restent li�es � Valence, une ville qui, � son avis, a su garder son histoire mais sait �galement se projeter vers l’avenir. M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique, souhaite la bienvenue � tous les participants et remercie tous ceux qui ont permis � ce s�minaire de se tenir � Valence et tout sp�cialement les Cortes Generales, l’Assembl�e de l’UEO, le ministre porte-parole du gouvernement, le gouvernement r�gional repr�sent� � la r�union par son pr�sident M. Camps, la mairie de Valence notamment Mme le Maire, ici pr�sente, et enfin Bancaja traditionnellement li�e � la vie �conomique de Valence et repr�sent�e par son directeur g�n�ral M. Olivas, qui a parrain� la rencontre. M. Mart�nez Casa� souligne que cette r�union a comme objectif principal de traiter les probl�mes qui sont communs aux Europ�ens et d’essayer de trouver des solutions communes aux nouvelles menaces. C’est dans ce but que ce s�minaire se d�roule � Valence et l’orateur souhaite � tous de bons d�bats et un bon s�jour. M. John Wilkinson, Pr�sident de la Commission de d�fense de l’Assembl�e de l’UEO, remercie Mme le Maire, le Pr�sident de la Generalitat de Valencia, M. Camps, M. Guillermo Mart�nez Casa�, chef de la d�l�gation espagnole, et expose les motifs de l’absence de M. De Decker, Pr�sident de l’Assembl�e, � cet important s�minaire sur un th�me qui est au centre des pr�occupations de l’Assembl�e de l’UEO. M. Wilkinson annonce que les d�bats vont se concentrer sur certains aspects bien pr�cis de la strat�gie europ�enne de s�curit�, notamment la lutte contre la prolif�ration des armes de destruction massive et contre le terrorisme, mais aussi la coop�ration avec les pays du Sud de la M�diterran�e, �l�ment cl� de la strat�gie �labor�e par l’UE. En mati�re de lutte contre la prolif�ration des armes de destruction massive, on constate certains progr�s tr�s significatifs, puisque l’Iran a accept� de se soumettre aux inspections nucl�aires de l’AIEA et que la Libye a renonc� � ses armes de destruction massive et aux programmes relatifs � leur d�veloppement. Une analyse approfondie de ce qui s’est pass� dans ce domaine en Irak est en cours. Mais on est loin d’avoir totalement ma�tris� la prolif�ration. Le cas de la Cor�e du Nord reste pr�occupant. En effet, m�me des chercheurs isol�s peuvent toujours provoquer de gros d�g�ts, comme l’a montr� le cas d’un savant pakistanais dans le domaine nucl�aire qui a admis avoir communiqu� sans autorisation � d’autres pays des techniques relatives � ces armes. De nombreuses questions sans r�ponse subsistent. Dans la lutte contre le terrorisme, il y a sans aucun doute une prise de conscience accrue de la menace et la coop�ration se d�veloppe sur une plus vaste �chelle entre les Etats, mais il reste n�anmoins beaucoup � faire. Ceci constitue un formidable d�fi pour la volont� politique et pour la pers�v�rance de nos Etats d�mocratiques. La strat�gie europ�enne de s�curit� souligne � juste titre qu’aucune des nouvelles menaces n’est purement militaire et qu’aucun moyen militaire ne saurait y rem�dier. L’Assembl�e avait d�j� adopt� ce m�me point de vue l’an pass�. Son r�le f�d�rateur sur le plan politico-militaire peut faire merveille pour une meilleure concertation des efforts en Europe. Pour venir � bout de chacune de ces menaces, l’Europe a besoin d’une palette compl�te d’instruments. Elle a tous les outils � sa disposition pour faire face aux situations complexes, mais il est vrai que ses capacit�s militaires constituent son point faible. Il est donc capital qu’elle les renforce dans les ann�es � venir si elle est vraiment d�termin�e � prot�ger ses concitoyens contre les menaces futures. Dans ses rapports, l’Assembl�e a souvent soulign� la n�cessit� de maintenir des relations de coop�ration �troites avec les pays non membres de l’UE riverains de la M�diterran�e. Elle n’ignore pas l’importance vitale du processus de Barcelone, instaur� en 1995, et de sa revitalisation par le plan d’action de Valence, lanc� lors de la cinqui�me conf�rence euro-m�diterran�enne des ministres des affaires �trang�res en avril 2002. Chacun sait, toutefois, que la poursuite du conflit isra�lo-arabe a des cons�quences d�sastreuses pour le d�veloppement complet, en parall�le, des trois chapitres du processus de Barcelone. Cependant, m�me dans les autres pays de la rive sud de la M�diterran�e, il reste de nombreux probl�mes � r�soudre – le Sahara occidental, l’extr�me pauvret� et les m�diocres perspectives �conomiques pour la majeure partie de la population, ainsi que la mont�e possible de nouveaux mouvements islamistes radicaux qui sont autant de menaces pour leur stabilit�. En construisant un syst�me de coop�ration couvrant toute la r�gion m�diterran�enne, o� les relations nord-sud tendent � se fonder sur des facteurs non militaires, il convient de mettre l’accent sur les mesures de confiance dans les domaines politique, �conomique et culturel, dans le but essentiel de promouvoir la coop�ration r�gionale, une croissance �conomique durable, les droits de l’homme, la d�mocratie et l’entente culturelle. Toutefois, la dimension militaire reste cruciale et se situe au cœur m�me de la raison d’�tre de l’UEO. M. Camps, pr�sident de la Generalitat, remercie tout d’abord les participants de s’�tre r�unis � Valence et signale que lui-m�me �tait parlementaire et s’occupait de la diplomatie parlementaire avant de devenir pr�sident du gouvernement de la Communaut� autonome de Valence. C’est en cette qualit� qu’il comprend bien le r�le des parlements dans la construction d’un monde meilleur, plus pacifique. M. Camps indique que la s�curit� et la d�fense sont l� pour �tre au service des peuples, des citoyens. Il s’agit de lutter pour la paix mondiale et civile. La communaut� autonome de Valence, continue M. Camps, est loyale vis-�-vis de l’Espagne et, bien s�r, vis-�-vis de l’Europe. Elle se situe au cœur de la coop�ration m�diterran�enne et elle soutient une politique d’ouverture, de coop�ration et de loyaut� vis-�-vis de tous les partenaires europ�ens et de la rive sud de la M�diterran�e. Enfin, M. Camps souhaite prosp�rit� et paix � tous. Mme Ana Palacio, Ministre des affaires �trang�res, Espagne, signale qu’il y a un d�bat qui est d�j� commenc� et qui va se poursuivre dans les mois � venir�pour promouvoir la paix et la stabilit� dans le monde, et plus concr�tement dans le sud de la M�diterran�e et au Moyen-Orient. Une action concert�e entre l’Europe et les Etats-Unis est d�j� en cours�: celle de l’identification des sympt�mes qui frappent la r�gion. Dans le rapport du PNUD concernant ces pays, on voit clairement la blessure qui d�chire cette r�gion du monde. Ce qu’on appelle le terrorisme du Jihad n’est autre que l’id�ologie de la haine qui se nourrit des d�sespoirs de la jeunesse et cette analyse fait l’objet d’un consensus et d’une conviction unanime qui doit nous pousser � agir de concert pour lutter contre le terrorisme. Il faut travailler � cr�er des soci�t�s justes et prosp�res car c’est en cr�ant ces conditions qu’il existera une paix durable dans ces r�gions et dans le monde. M�me dans un monde globalis�, la g�ographie est importante�; il faut donc ��regarder vers le sud pour ne pas perdre le nord��. Cette vision commence � recueillir un consensus g�n�ral. Dans ce contexte, l’Espagne proposera dans les prochains mois une vision coh�rente, compl�te et consensuelle dans un large spectre d’enceintes multilat�rales telles que les G-7, les sommets UE/Etats-Unis, etc. En mars prochain, la question sera trait�e lors d’une r�union des ministres des affaires �trang�res de l’UE. Quoi qu’il en soit, il faut souligner l’importance du lien transatlantique. Il faut donc un changement, une �volution � long terme. Une �volution non seulement sur la r�alit� mais surtout sur les perceptions, sur les mentalit�s en r�fl�chissant en profondeur sur l’institutionnalisation des m�canismes de coop�ration � long terme. Pour que le processus de r�forme global aboutisse, ces initiatives doivent absolument �maner de l’int�rieur de la soci�t�, c’est l� une condition sine qua non de leur r�ussite. Mme Palacio souligne que l’UE ne doit pas essayer de lancer des initiatives parall�les � celles que existent d�j�, que chaque pays concern� doit pouvoir tisser des liens personnalis�s avec l’UE en fonction de ses caract�ristiques propres, que l’effort doit �tre partag� – donc transatlantique – et que le conflit isra�lo-palestinien ne doit pas bloquer l’ensemble des potentialit�s de coop�ration en M�diterran�e�; enfin le processus de Barcelone doit �tre relanc�. Premi�re s�ance�: La prolif�ration des armes de destruction massive (La s�ance est ouverte � 11 h 15, sous la pr�sidence de M. Francisco Arnau Navarro, Pr�sident de la Commission technique et a�rospatiale) Au cours de la premi�re session sur la prolif�ration des armes de destruction massive, M.�Francisco Arnau Navarro, Pr�sident de la Commission technique et a�rospatiale de l’Assembl�e de l’UEO, a pos� la question suivante en introduction�: ��Comment faire comprendre � nos concitoyens le danger pr�sent� par les armes de destruction massive�?�� Selon lui, il est important de se pencher sur cette question pour en d�battre dans les parlements nationaux. M. Vicente Garrido, Directeur, Instituto de Cuestiones Internacionales y Politica Exterior (INCIPE), Madrid,� a d�crit la menace des armes de destruction massive (ADM) ��nucl�aires, radiologiques, biologiques et chimiques�� puis a fait clairement la distinction entre deux d�marches�: - la non-prolif�ration, fond�e sur la mise en application des trait�s et le multilat�ralisme, qui est le fondement de la d�marche de l’Union europ�enne�;
- la contre-prolif�ration, qui envisage l’emploi �ventuel de la force contre les Etats ��terroristes�� qui ont d�velopp� des armes de destruction massive, d�marche favoris�e aujourd’hui par les Etats-Unis.
Dans le domaine nucl�aire, l’AIEA, Agence de l’�nergie atomique, voit trois menaces principales�: La bombe radiologique, faite pour disperser des mati�res radiologiques contaminantes, ou l’attaque d’une centrale nucl�aire qui produirait le m�me effet�; Le vol de mat�riaux pour fabriquer une bombe nucl�aire�; Le vol d’une arme nucl�aire.
En pratique, la menace (a) est s�rieuse�: il est facile de se procurer des mat�riaux radioactifs car il existe notamment des stocks importants en ex-URSS. La menace (b) para�t improbable, car les r�seaux terroristes n’ont pas les moyens de fabriquer une bombe nucl�aire. La menace (c) est r�elle�: le risque de vol en ex-URSS n’est pas n�gligeable car la destruction des armes nucl�aires tactiques n’a jamais �t� v�rifi�e internationalement. Dans le domaine biologique et chimique, on peut parler de la ��bombe des pauvres�� et du risque terroriste. Cette menace est prise au s�rieux notamment aux Etats-Unis, car ce type d’arme est facile � fabriquer et � cacher. En outre, il existe d’�normes stocks d’armes chimiques non d�truits en Russie. Cependant, il faut savoir que ces gaz chimiques sont tr�s dangereux � manipuler et tr�s volatils.Leur ��efficacité » d’emploi par des terroristes est tr�s al�atoire (secte Aum au Japon). Les armes biologiques ont un �norme potentiel de destruction mais seraient plut�t d’usage ��strat�gique�� car on ne peut limiter leur effet dans le temps ou l’espace. Les conventions sur les armes biologiques et chimiques existent bien, mais leur application est tr�s difficile, les pays n’acceptant pas de soumettre leurs industries � de r�elles v�rifications. M. Garrido a constat� que le ph�nom�ne nouveau n’est pas l’existence d’��armes de destruction massive�� en elles-m�mes, mais la possibilit� pour des groupes terroristes de s’en procurer et la difficult� de contr�ler s�rieusement les industries chimiques et pharmaceutiques qui peuvent ��exporter�� et donc fournir des composants � des Etats ou groupes terroristes. En conclusion, il estime que l’Union europ�enne doit chercher � renforcer les r�gimes de non-prolif�ration, les trait�s et leur application. Il pense que ces r�gimes ont eu, jusqu’ici, une certaine efficacit�. Il faut aussi se concerter pour les mesures pr�ventives (vaccinations, etc.) et les mesures � prendre en cas d’attaques chimiques ou biologiques. Enfin, l’Europe doit se d�terminer et pr�ciser sa position vis-�-vis d’un syst�me antimissile balistique M. Giorgio Zappa, Pr�sident et Directeur g�n�ral, Alenia Aeronautica S.p.A., rappelle que ces armes sont la principale menace sur nos soci�t�s occidentales et qu’aujourd’hui, il est assez facile pour les terroristes de s’en procurer car l’exportation et la prolif�ration sont tr�s difficiles � contr�ler, les r�gimes de sanctions �tant peu efficaces. Nous avons assist� ainsi � une prolif�ration d’ADM et de leurs vecteurs au cours de la derni�re d�cennie. Il faut donc mettre en place une politique coordonn�e dans les domaines juridique, politique, diplomatique et militaire au niveau des pays occidentaux. Mais il faut aussi pr�voir la contre-prolif�ration et d�velopper des capacit�s de riposte, donc y consacrer des moyens financiers, organiser l’Europe dans le domaine des armements et coop�rer avec les Etats-Unis. La concertation intra-europ�enne est encore insuffisante et il convient de mettre en place une Agence europ�enne de l’armement et se fonder sur l’OCCAR. La surveillance est essentielle pour �viter la prolif�ration�: l’Europe doit se doter des moyens techniques n�cessaires�: satellites et drones (UAV). La coop�ration avec les Etats-Unis dans ces domaines est importante, m�me si elle est rendue difficile en raison des transferts de technologie qu’elle implique. D�bat M. Ioan Timis (Roumanie) rappelle que la Roumanie, tr�s consciente du danger des armes de destruction massive, soutient activement la politique internationale de d�sarmement et de non-prolif�ration, et toute possibilit� de coop�ration avec les Etats-Unis. M. Dario Rivolta (Italie) se pose la question de savoir si certains pays continuent � faire des recherches sur les armes chimiques et biologiques. Il fait part de son inqui�tude vis-�-vis du d�veloppement d’armes biologiques par des groupes terroristes. M. Garrido r�pond que de nombreux pays n’ont pas ratifi� l’accord sur les armes chimiques, notamment parce qu’Isra�l d�tient des armes nucl�aires et n’a pas sign� le TNP. Ensuite, tant qu’il n’y aura pas de syst�me de v�rification intrusif pour les armes biologiques, ce qui est notamment refus� par les Etats-Unis, le risque de prolif�ration restera tr�s grand dans ce domaine. M. Llu�s Mar�a de Puig (Espagne) partage cette crainte de la prolif�ration et de la menace terroriste. Cependant, l’existence de telles armes a �t� la raison de la guerre en Irak�; or leur existence n’est toujours pas prouv�e. O� est donc la limite�? Peut-on justifier ainsi toute intervention militaire�? N’y a-t-il pas une hypocrisie des Etats-Unis et de la Russie qui gardent des stocks de ces armes�? L’affaire de l’anthrax aux Etats-Unis a bien montr� qu’il s’agissait d’un produit d’origine am�ricaine. En tout cas, il faut avoir des certitudes et non des soup�ons. M. Garrido dit �tre arriv� aux m�mes conclusions que M. de Puig sur les armes de destruction massive (ADM) en Irak et rappelle qu’il ne faut pas faire passer la force avant les trait�s. M. Renzo Gubert (Italie) se demande si certains pays ont le ��droit�� de d�tenir des ADM. M. Garrido rappelle que les signataires du Trait� de non-prolif�ration (TNP) ont accept� que les cinq grandes puissances disposent d’un arsenal militaire. M. Andrea Manzella (Italie) se pose la question des objectifs et finalit�s des terroristes. Quels points communs existe-t-il entre ��Etats voyous�� et ��terroristes���?�La communaut� scientifique internationale peut-elle contr�ler la prolif�ration�? M. Ali Dahmane (Alg�rie) attire l’attention sur le risque d’utiliser ��deux poids deux mesures�� au sujet du terrorisme islamique. Il ne faut pas dramatiser et accuser les pays arabo-musulmans. Il faut associer tous les pays � cette lutte contre le terrorisme et contre la prolif�ration des ADM. Il ne faut pas cr�er une psychose aupr�s des opinions publiques occidentales, ce qui pourrait provoquer de graves tensions entre l’Occident et le monde islamique. En r�ponse � toutes ces remarques, M. Zappa admet que face au terrorisme, notamment aux attentats suicide, la technologie n’offre pas de solution, mais que face aux menaces d’ADM �tatiques, il existe des solutions technologiques. L’Europe devrait avoir aussi plus de capacit�s de renseignement, notamment d’origine spatiale. Pour sa part, M. Garrido �voque l’absence d’armes de destruction massive en Irak et pense qu’il n’y avait pas grand-chose de s�rieux sur les photos satellites de l’Irak. Au sujet de la menace asym�trique, il faut remarquer que les Etats-Unis adoptent la doctrine de Saint-Augustin�: la guerre est juste si la cause est juste, et cela permet de justifier la guerre pr�ventive face � un risque d’ADM. (La s�ance est lev�e � 13 h 15) Deuxi�me s�ance�: Le terrorisme (La s�ance est ouverte � 15 heures, sous la pr�sidence de M. John Wilkinson, Pr�sident de la Commission de d�fense) Au cours de la deuxi�me session sur le terrorisme, M. Jean-Luc Marret, Fondation pour la recherche strat�gique, Paris, a analys� en profondeur la nature des menaces terroristes auxquelles l’UE devait faire face. Il y a des raisons structurelles constantes � cette violence terroriste qui font que les mesures antiterroristes strictement s�curitaires ne suffisent pas. La pauvret� n’est pas la seule cause de terrorisme. De nombreux combattants jihadistes trouvent leur vocation en Europe et aux Etats-Unis, g�n�ralement avec l’aide d’agitateurs ou d’activistes en prison. Il est � la fois possible et n�cessaire d’associer la lutte antiterroriste ax�e sur la s�curit� avec une politique d’aide au d�veloppement de certaines r�gions, en suivant une approche essentiellement socio-�conomique � l’�gard des couches les plus jeunes de la population dans les zones les plus d�sh�rit�es. Par ailleurs, il est �vident qu’il n’y a pas de rem�de universel et simple au probl�me du terrorisme. La crise culturelle que traverse actuellement l’Islam ne peut �tre r�gl�e que pas les soci�t�s arabo-musulmanes elles-m�mes. Le monde occidental peut dans une certaine mesure accompagner ce processus mais il faut continuer � se demander jusqu’� quel point il peut le faire sans devenir contre-productif. M. Agust�n D�az de Mera, Directeur g�n�ral de la police, Minist�re de l’int�rieur, Espagne,�rappelle qu’en 40 ans, le terrorisme de l’ETA a provoqu� plus d’un millier de morts. Il n’est pas facile de combattre les organisations terroristes de ce type qui ont des r�seaux aussi bien dans leur zone d’action qu’� l’�tranger. Aujourd’hui, on a souvent affaire � des organisations �labor�es, dot�es de structures op�rationnelles, logistiques et �conomiques et d’une base de recrutement, ce qui complique la t�che de ceux qui les combattent. Les attentats du 11 septembre 2001 ont toutefois consid�rablement stimul� la coop�ration internationale contre ce fl�au. Les forces de police europ�ennes prennent d�sormais mieux la mesure du probl�me terroriste et la coop�ration entre la France et l’Espagne, en particulier, dans la lutte contre l’ETA s’est consid�rablement am�lior�e ces derni�res ann�es et a remport� des succ�s significatifs. L’Espagne s’efforce d’am�liorer la coop�ration internationale entre les forces de police pour emp�cher les terroristes de chercher refuge dans des pays tiers. L’orateur distingue trois �l�ments d’importance vitale dans la lutte contre le terrorisme�: - l’�change d’informations polici�res et la coop�ration judiciaire�;
- l’�tablissement de partenariats strat�giques entre les forces de police de diff�rents pays, comprenant la mise en place d’un organe g�n�ral de s�curit� publique afin de combattre le crime et le terrorisme internationaux, qui ne respectent ni les lois ni les fronti�res�;
- l’identification de nouvelles tendances parmi les activit�s criminelles et terroristes et l’�laboration d’une strat�gie en vue de les combattre.
Il convient �galement d’harmoniser les codes de proc�dure p�nale et les accords y aff�rents pour faciliter leur mise en œuvre. Il faut mettre en place des �quipes conjointes pour des activit�s sp�ciales telles qu’une force de police des fronti�res dot�e d’une structure de commandement unique pour l’ensemble de l’UE. Les appareils judiciaires et policiers de l’UE doivent se coordonner le plus �troitement possible, investir davantage dans l’informatique et promouvoir la formation scientifique et autre. Depuis 2001, l’UE a r�alis� des progr�s dans la lutte antiterroriste�: elle a adopt� une d�finition commune du crime de terrorisme ainsi qu’une directive europ�enne sur la d�tention et l’extradition, et dress� des listes des organisations terroristes et de leurs collaborateurs. M. Haizam Amirah Fern�ndez, Analyste principal au Real Instituto Elcano, Madrid, d�clare que s’il est exact que les terroristes du Jihad ne repr�sentent qu’une minorit� dans le monde musulman, les consid�rer comme un groupuscule d’illumin�s ne suffit pas � expliquer les causes profondes du terrorisme. Il rappelle que les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 300 victimes musulmanes. Il se dit convaincu qu’une bonne compr�hension des causes sous-jacentes du terrorisme pourrait emp�cher de pareilles attaques de se renouveler et qu’il est indispensable de raisonner ��avec notre t�te et non selon notre cœur�� pour combattre ce fl�au. Le terrorisme islamique pr�sente trois caract�ristiques fondamentales�: c’est un combat au nom de la religion, une lutte contre ��le mode de vie moderne�� et un d�fi lanc� � l’ordre mondial existant. La r�f�rence � l’Islam sert � rev�tir le terrorisme du manteau de la l�gitimit�. Toutefois, les id�es de r�demption et de s�paration des nations occidentales sont des �l�ments essentiels de la logique terroriste. Depuis l’�chec de la vision d’une ��grande nation arabe��, l’Islam politique a occup� la place laiss�e vide et fait na�tre l’espoir de sortir de l’impasse. L’islamisme radical a d�clench� en quelque sorte une guerre civile entre musulmans extr�mistes et mod�r�s. Les id�es qu’il d�fend ne peuvent que faire des adeptes car trop de personnes pauvres se sentent exclues et contestent la l�gitimit� de l’ordre mondial existant. Parce que les jeunes musulmans n’ont pas acc�s aux canaux de la politique pour exprimer leurs d�sirs, ils se sentent rejet�s et frustr�s. Les syst�mes �tatiques, politiques et �conomiques arabes fonctionnent mal et, en particulier, n’offrent pas assez d’emplois � un nombre croissant de jeunes nourrissant des ambitions. Les extr�mistes offrent la perspective d’un changement et d’une r�volution qui, dans de telles conditions, a de quoi s�duire, bien que leurs leaders ne soient habituellement pas issus des classes pauvres. Pour M. Fern�ndez, si l’on veut mettre fin au terrorisme, il faut d’abord que la soci�t� occidentale cesse de donner l’impression de n’avoir que du m�pris pour le monde islamique. Il faut ensuite cesser de cr�er les conditions propices au d�veloppement de la violence car ��le sentiment d’injustice est la motivation premi�re du terrorisme��. M. Colin Cleary, Conseiller politique aupr�s de l’ambassade des Etats-Unis � Madrid, pr�sente le point de vue d’un observateur ext�rieur sur la r�cente victoire remport�e par les autorit�s espagnoles dans la lutte contre le terrorisme, et notamment les mesures �nergiques prises contre des cellules d’Al Qaida. L’Espagne est confront�e au terrorisme depuis plusieurs d�cennies et n’a pas eu besoin de la ��le�on du 11 septembre�� pour comprendre l’importance d’une approche globale dans la lutte contre ce fl�au. En effet, si elle a r�ussi � ��affaiblir consid�rablement la port�e du ph�nom�ne ETA��, c’est gr�ce � une strat�gie g�n�rale s’appuyant sur un travail multidimensionnel de la police, faisant intervenir des groupes de prisonniers et des t�moins cl�s, comportant des r�formes du code p�nal, pr�voyant des sanctions plus lourdes pour les crimes multiples et des initiatives pour sensibiliser le public au sort des victimes des attentats. L’orateur estime cependant que l’ETA, d�sormais affaiblie, pourrait se concentrer sur des cibles plus faciles, au risque de faire un grand nombre de victimes civiles. Les op�rations d’Al Qaida en Espagne re�oivent le soutien des mouvements islamiques militants de l’Alg�rie toute proche. L’un des auteurs des attentats du 11 septembre (Mohammed Atta) s’est rendu deux fois en Espagne en 2001. Les autorit�s espagnoles ont captur� r�cemment 12 individus, membres pr�sum�s d’Al Qaida. M�me s’il s’av�re parfois impossible de confondre des terroristes pr�sum�s faute de preuves suffisantes, M. Cleary consid�re qu’une interruption, m�me temporaire, de leurs activit�s – le temps de leur garde � vue – est utile. Il rel�ve six domaines prioritaires dans la lutte contre le terrorisme�: l’activit� diplomatique, les transactions financi�res, la coop�ration entre les services de renseignement, les mesures de r�pression, la coop�ration entre les autorit�s judiciaires et, enfin, l’option militaire. D�bat S.E. M. Mohamed Sahbi Basly (Ambassadeur de Tunisie � Madrid) regrette que les pays ��ne s’attaquent pas au vrai probl�me�� et que semble pr�valoir une logique d’affrontement entre pauvres et riches, musulmans et non-musulmans, ou entre le monde arabe et l’Occident. Pour lui, le vrai probl�me vient de ce que les Occidentaux ignorent tout du reste du genre humain. Il estime qu’ils ont trop longtemps fait la sourde oreille aux r�criminations du monde arabe. L’Espagne compte toutefois parmi les quelques pays qui ont nou� des relations amicales avec tous les pays du Maghreb. M. Ali Dahmane (Membre de l’Assembl�e nationale populaire, Alger) met en garde contre une �ventuelle ��diabolisation�� de la soci�t� et contre une ��psychose des pays occidentaux contre tout ce qui est arabe��. Consid�rant que certains poss�dent des ADM et d’autres non, il s’interroge sur la l�gitimit� historique de cette situation. M. Mostera Khiar, Membre du Conseil national, Alger, d�plore que depuis tant d’ann�es d�j�, ont laiss� l’Alg�rie combattre seule les extr�mistes religieux. Michel Dreyfus-Schmidt (France, Groupe socialiste) d�sapprouve M. Cleary qui, s’il a bien compris, plaide pour que les terroristes captur�s en Espagne soient soumis � la peine capitale. M. Cleary r�pond qu’il ne d�fend pas la peine de mort mais que l’Espagne inflige des sanctions plus lourdes pour les meurtres multiples commis par les terroristes. Il rappelle la r�cente affaire des 16 Alg�riens qu’un magistrat fran�ais a demand� � l’Espagne d’arr�ter, � la suite de quoi la France a refus� de les faire juger. Mais m�me en pareil cas, r�p�te-t-il, il est important que les activit�s de ces terroristes pr�sum�s soient perturb�es. M. Jean-Luc Marret fait remarquer que les islamistes les plus violents ne proviennent pas n�cessairement des milieux pauvres. En exploitant le vide laiss� par un Etat d�faillant, les groupes islamistes militants pr�tent assistance aux couches les plus pauvres de la population. Il s’agit donc de prendre pied sur leur territoire et de fournir une aide au d�veloppement sous une forme adapt�e � l’environnement local de mani�re � cibler les citoyens ordinaires. L’orateur avertit toutefois qu’il ne faudrait pas se contenter de transposer dans le monde arabe les id�es occidentales concernant le r�le et le fonctionnement des soci�t�s civiles, expliquant qu’une telle d�marche serait vou�e � l’�chec car le mode de fonctionnement qui convient aux pays occidentaux ne serait pas adapt� aux soci�t�s arabes. M. Haizam Amirah Fern�ndez souligne que c’est le d�sespoir qui pousse � la violence. Alors qu’autrefois les activistes �taient pr�ts � tuer mais non � mourir, aujourd’hui la situation a chang�: ils sont pr�ts � sacrifier leur vie pour tuer – et par l� m�me servir leur cause. (La s�ance est lev�e � 18 heures) Mardi 10 f�vrier 2004 Troisi�me s�ance�: La coop�ration avec les pays de la rive sud de la M�diterran�e sur les probl�mes r�gionaux (La s�ance est ouverte � 10 heures, sous la pr�sidence de M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique) Le Pr�sident ouvre la s�ance en soulignant qu’il n’y a pas de paix ni de s�curit� sans dialogue qui permettant la compr�hension entre les peuples. Le th�me de la s�ance int�resse plus particuli�rement les Espagnols qui ont des relations permanentes et quotidiennes avec les pays de la rive sud de la M�diterran�e. Les expos�s des quatre intervenants sont donc attendus avec beaucoup d’int�r�t. M.�Castor Diaz Barrado, professeur de droit public international � l’Universit� Juan Carlos�I, Madrid, remercie l’Assembl�e de son invitation et souligne que deux domaines sont de premi�re importance pour la coop�ration dans l’espace euro-m�diterran�en�: premi�rement, celui des droits de l’homme et, deuxi�mement, la dimension sociale de la coop�ration euro-m�diterran�enne. On se souvient que le programme du processus de Barcelone �tabli en 1995 contient un volet ��s�curité », un volet �conomique et financier et un volet social, culturel et humain, mais il convient de constater qu’on est loin d’avoir atteint les objectifs envisag�s. Quels sont les progr�s r�alis�s dans les diff�rents domaines�? En ce qui concerne les droits de l’homme, il n’y a pas de conception ni de vision commune en la mati�re. On a l’impression que les pays de la rive nord essayent d’imposer leur mani�re de voir aux pays de la rive sud. Ces conceptions sont difficilement compatibles. L’Union europ�enne et le Conseil de l’Europe demandent � tous les pays concern�s d’adh�rer � la Convention des droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Celle-ci met l’accent sur le respect de la dignit� humaine et les droits civils et civiques. D’autre part, il y a la Charte arabe adopt�e en 1994. Une analyse comparative montrent que les deux documents se fondent sur des crit�res diff�rents pour d�finir les droits de l’homme. Il y a notamment trois sujets de discorde�: tout d’abord, la Convention du Conseil de l’Europe interdit tout interf�rence dans l’inviolabilit� physique de la personne humaine. En revanche, dans les pays de la rive sud ce principe est reconnu seulement dans la limite du cadre juridique d�termin� par les Etats. On essaie maintenant de surmonter ce hiatus par la coop�ration. Lors de la deuxi�me Conf�rence de Vienne, on s’est mis d’accord sur l’universalit� des droits de l’homme. L’article�5 de la d�claration adopt�e � cette occasion pr�voit le respect de certains particularismes religieux, culturels et politiques dans la r�gion concern�e. Dans ce contexte, il est difficile d’�tablir un espace commun. En ce qui concerne l’inviolabilit� physique, le nord et le sud appliquent des crit�res diff�rents en mati�re de non-discrimination. Ils ont aussi des crit�res diff�rents pour d�finir la libert� de conscience, de pens�e et de religion. Pour surmonter la difficult� de trouver des crit�res communs, il est propos� de faire du volet des droits de l’homme un espace de coop�ration en vue de cr�er un espace de compatibilit� sur la base d’une approche plus pragmatique. Mais pour cela, il faut que toutes les parties s’accordent sur un noyau de convictions communes. Sur la base d’une clause de conditionnalit� qui pr�voit le respect des droits de l’homme, on travaille sur une conception de compatibilit� dans ce domaine. En ce qui concerne le volet social, les choses ont beaucoup �volu� depuis le lancement du processus de Barcelone dans les ann�es 1990. Il faut que l’int�gration �conomique soit accompagn�e d’une int�gration sociale, ce qui conduit � se concentrer sur les relations de travail et sur les droits des travailleurs. Cela constitue un th�me de coop�ration fructueuse, notamment dans le domaine de la mobilit� des travailleurs (immigration et flux migratoires) et dans celui de la collaboration entre les employeurs et les travailleurs. Le deuxi�me �l�ment du volet social est l’�ducation et la formation, et le troisi�me la sant� et le droit � la s�curit� sociale. Enfin, il ne faut pas n�gliger l’importance des m�dias, des �changes entre les jeunes et de la participation de la soci�t� civile. En r�sum�, on ne peut pas limiter la coop�ration au domaine politique et � ceux de la s�curit� et de la d�fense. Il faut aussi d�velopper la dimension des droits de l’homme et le domaine social. M.�Mart�nez�Casa� remercie l’orateur et donne la parole � Mme�Elvira�Sanchez, du Centre d’Informacion i Documentaci�n Internacionales (CIDOB), Barcelone. Mme Elvira S�nchez, Chercheur, Centre d’informaci�n i documentaci�n internationales (CIDOB), Barcelone rappelle que l’UEO et son Assembl�e ont, depuis 1980, apport� une contribution remarquable au d�bat sur les aspects de s�curit� et de d�fense de la coop�ration m�diterran�enne. Il faut aussi y ajouter les aspects �conomiques, financiers et sociaux. Il est important d’int�grer la Libye dans ce processus. Il convient de souligner le caract�re multidimensionnel de la s�curit� que l’on tend, aujourd’hui � limiter aux probl�mes du terrorisme et des armes de destruction massive (ADM). Il ne faut cependant pas n�gliger les autres aspects. Or, il est tr�s difficile de parvenir � une approche commune, premi�rement parce qu’il n’existe pas de langage commun sur les deux rives de la M�diterran�e. On ne se comprend pas et il n’y a pas de culture de s�curit� commune au Nord et au Sud. En outre, l’Europe et l’Occident dans son ensemble donnent l’impression de vouloir r�genter les questions de paix et de s�curit�. L’Europe parle d’un ton de sup�riorit� qui est mal per�u par les voisins du Sud de la M�diterran�e. Il faut donc appliquer de nouvelles formes de dialogue dans ces domaines. Il faut adopter une approche globale visant une s�curit� partag�e sur la base d’une combinaison du volet ��s�curité » et ��stabilité ». Ainsi, on pourra mieux prendre en compte les besoins des pays de la rive sud. Le conflit isra�lo-palestinien est un autre �l�ment important qui doit entrer en ligne de compte dans une politique de s�curit� commune entre le Nord et le Sud. Si on ne l’inclut pas de fa�on r�aliste, il est impossible de mettre des propositions sur table. Une des raisons de la non-inclusion de cet aspect est que l’Europe a laiss� aux Etats-Unis l’initiative de s’occuper du conflit isra�lo-palestinien. Cette attitude de subordination de l’Europe est n�faste car les int�r�ts nationaux des Etats-Unis ne co�ncident pas toujours avec les int�r�ts europ�ens. L’initiative de partenariat lanc�e par les Etats-Unis se transforme concr�tement en une aide qui est � 61% de nature militaire et 82% du partenariat sont destin�s � Isra�l et � l’Egypte. Dans ce conflit isra�lo-palestinien, l’Europe devrait affirmer son r�le et se montrer plus active. Outre le renforcement de la stabilit� et de la s�curit�, il ne faut pas perdre de vue les autres questions importantes comme celles du d�veloppement �conomique et d�mocratique. Il conviendrait de promouvoir des coop�rations concr�tes en mati�re de lutte contre le terrorisme et la prolif�ration des armes de destruction massive (ADM), ainsi que dans d’autres domaines tels que�: - le d�veloppement �conomique dans les pays de la rive sud�;
- les relations entre les volets civil et militaire�;
- les conflits en dehors de la M�diterran�e�;
- la s�curit� des personnes humaines (d�minage dans certaines r�gions des pays du Sud)�;
- la d�fense du territoire.
Avec l’�largissement imminent de l’Union europ�enne, il est � craindre que celle-ci d�place son centre d’int�r�t vers l’Est au d�triment des pays du Sud. Il faut �viter de cr�er un d�s�quilibre en faveur de l’Est en appliquant strictement les r�gles de l’acquis communautaire pour l’accueil des nouveaux pays membres. En outre, il importe que la politique europ�enne de s�curit� soit en harmonie avec la politique nationale de certains pays membres. Avec une forte participation de la soci�t� civile, il devrait �tre possible de modifier certaines id�es fausses que le Nord nourrit � l’�gard du Sud. (M.�Wilkinson, Pr�sident de la Commission de d�fense, prend place au fauteuil pr�sidentiel) M. Francis Ghil�s, Senior Fellow, Euro-Arab Management School (EAMS), Grenade, [2002-2003] souligne que l’ignorance doit �tre combattue par la culture et par l’�conomie. Depuis le 11 septembre, le mot ��Islam�� a une connotation presque aussi n�gative que le mot ��nucl�aire��. Les dirigeants am�ricains tiennent un discours de type fondamentaliste (��Axe du mal��) faisant �cho � d’autres discours fondamentalistes. M. Ghil�s souligne l’importance du ��langage�� utilis� � la fois par les dirigeants politiques et par les m�dias occidentaux. Il estime que le niveau des m�dias est en g�n�ral tr�s bas et que leurs discours simplistes ne contribuent pas au dialogue. Quant aux soci�t�s arabes, par le biais des t�l�visions occidentales qu’elles regardent, elles re�oivent surtout l’image d’une soci�t� de consommation narcissique et vulgaire. M. Ghil�s rappelle certaines erreurs de part et d’autre. D’une part, des centres d’activisme islamique ont �t� tol�r�s en Occident, par exemple au Royaume-Uni. D’autre part, les responsables politiques des soci�t�s arabes n’ont pas toujours mesur� � sa juste valeur le danger islamiste, par exemple l’Alg�rie lorsqu’elle a l�galis� le FIS. Par ailleurs, dans le cas de l’Afghanistan, le ph�nom�ne taliban a largement �t� cr�� par les Occidentaux (notamment les Etats-Unis et le Pakistan, avec l’aide financi�re de l’Arabie saoudite). En Afrique du Nord, des fonds priv�s en provenance d’Arabie saoudite ont servi � financer la publication de textes d’interpr�tation du Coran tr�s rigoristes dans la lign�e wahabite, ne correspondant pas aux traditions religieuses d’Afrique du Nord. Sur la question �conomique, l’UE propose une zone de libre-�change mais excluant l’agriculture et la libert� de circulation des personnes, ce que M. Ghil�s consid�re comme hypocrite. Dans ces conditions, parler d’une ��zone de libre-�change�� est un faux-semblant. Tandis que l’Europe s’�largit, les Europ�ens risquent d’�tre orphelins d’une politique de l’UE coh�rente vis-�-vis de la M�diterran�e. L’Europe doit avoir la volont� d’aller de l’avant. L’Afrique du Nord a d�j� fait beaucoup de progr�s. Des lois y existent m�me si ��l’esprit des lois�� est encore trop restrictif. Il faut les reconna�tre. Les soci�t�s civiles y jouent un r�le non n�gligeable. Pour M. Ghil�s, l’Afrique du Nord est comparable � l’Espagne il y a 40 ans. Il appelle les pays de la rive nord de la M�diterran�e � la modestie au regard de l’histoire mouvement�e de l’Europe m�me. Il faut aussi r�fl�chir � l’�pargne � l’�tranger des pays de la rive sud de la M�diterran�e, qui repr�sente 50 � 60 milliards d’euros. L’Europe doit elle aussi adopter une position plus courageuse. Il faut notamment d�velopper la coop�ration entre l’Italie, l’Espagne et la France .L’initiative 5 + 5 relanc�e en d�cembre dernier � Tunis pourrait �galement s’av�rer utile si elle menait � une coop�ration substantielle. La ��greater Middle East Initiative�� propos�e par les Am�ricains para�t � M. Ghil�s un ��grand concept � la recherche d’une substance�� et au service de vis�es �lectorales. M. Ghil�s estime aussi essentiel de construire des ponts entre les diasporas d’Afrique du Nord install�es en Europe et leurs pays d’origine. Il faut �galement revoir les politiques d’int�gration c�t� rive nord, ce qui implique un changement de mentalit�. Il incombe aux hommes politiques et aux parlementaires tout particuli�rement d’invoquer moins souvent le terrorisme et plus souvent la coop�ration n�cessaire, de fa�on � ne pas cr�er un climat de peur au sein des opinions publiques occidentales. Les Nord-africains sont des partenaires naturels et essentiels pour les pays de la rive nord de la M�diterran�e. M. Wilkinson remercie M. Ghil�s pour son discours � la fois provocant et tr�s sage. Une politique domin�e par la peur serait assur�ment une erreur. M. Andreu Claret, Directeur de l’Institut europ�en de la M�diterran�e, Barcelone, souligne d’abord l’importance de la coop�ration r�gionale dans un s�minaire sur la s�curit� europ�enne. Une strat�gie de fond est n�cessaire et pas seulement quelques actions ponctuelles et conjoncturelles. Il faut s’attaquer aux racines du terrorisme et des nouvelles menaces. On ne peut pas �tablir de lien simpliste entre le d�veloppement du terrorisme et l’existence d’une grande pauvret� et d’in�galit�s sociales trop fortes. N�anmoins, on ne peut nier une relation entre la pauvret� ambiante, la frustration et le d�veloppement de l’islamisme. Dans les opinions publiques arabes, il existe une immense frustration en raison d’un manque de perspective politique, �conomique et sociale, d’o� l’importance d’une coop�ration nord-sud efficace, qui pourrait priver d’oxyg�ne les diff�rents fondamentalismes et �viter la mont�e du sentiment de frustration parmi les soci�t�s civiles de la rive sud de la M�diterran�e. Il faut mesurer les effets de l’�largissement de l’Union europ�enne. On a tendance � se tourner plus souvent vers les d�fis � relever � l’Est ou c�t� transatlantique. Mais ce serait une grave erreur que d’oublier le flanc sud de la M�diterran�e, qui a toujours �t� un lieu d’�changes commerciaux et culturels, mais aussi un lieu de confrontation. C’est l� une constante historique � ne pas n�gliger. Depuis 1995, la coop�ration entre les deux rives de la M�diterran�e s’effectue par le biais du processus de Barcelone. Huit ans apr�s sa cr�ation, ce processus vit des moments difficiles et certains doutent de son efficacit�. L’id�e d’une suppression du processus de Barcelone est parfois �voqu�e. M. Claret reconna�t l’extr�me complexit� de ce processus mais estime que sa suppression serait une erreur. A c�t� des critiques parfois justifi�es concernant la complexit� et l’efficacit� du processus de Barcelone, un deuxi�me �l�ment s’oppose au d�veloppement du processus de Barcelone. Il s’agit de l’obsession actuelle de l’argument s�curitaire. Le troisi�me �l�ment particuli�rement nocif au processus de Barcelone trouve son origine dans les id�es soutenues par l’administration am�ricaine en vue de g�rer les relations entre l’Occident et le monde arabe. Pour l’administration Bush, il faudrait provoquer des changements radicaux au Moyen-Orient par le biais de secousses violentes. La guerre en Irak sera le premier �lectrochoc de ce tremblement de terre volontaire. Les cons�quences finales de cette strat�gie globale sont encore inconnues. Les cons�quences de la premi�re onde de choc de la guerre en Irak ne sont elles-m�mes pas encore connues. M. Claret pense qu’il faut maintenir le processus de Barcelone mais adopter une attitude plus constructive et surtout �viter la routine bureaucratique et le report d’�ch�ances convenues en vue d’atteindre des objectifs concrets dans chacun des domaines sp�cifiques de coop�ration. D�bat M. John Wilkinson remercie les orateurs et ouvre le d�bat. M.�David Atkinson (Royaume-Uni) souligne l’importance de rechercher les causes profondes du terrorisme, notamment au Moyen-Orient. Quel est l’avenir des quatre millions de Palestiniens qui se trouvent dans des camps de r�fugi�s et dont le statut n’a pas �t� clarifi�? L’UE et l’UEO ne devraient-elles pas prendre une initiative visant � cr�er un fonds pour d�terminer leur statut�? Mme�Sanchez r�pond que toute initiative est la bienvenue. Il est vrai que ces camps repr�sentent un foyer de terrorisme. Mais comment les faire dispara�tre�? Il faut que l’Union europ�enne adopte une politique plus d�termin�e dans ce contexte. Peut-on rapatrier les Palestiniens dans leurs territoires�? Il faut bien se rendre compte que les territoires en question se trouvent sous l’autorit� d’Isra�l. M.�Jean-Pierre�Kucheida (France) s’adresse au Professeur Barrado. En ce qui concerne la dimension sociale du rapprochement entre le Nord et le Sud, on ne peut que s’inqui�ter de la d�rive lib�rale observ�e dans l’Union europ�enne, cette politique ne profitant qu’aux seules entreprises et non pas aux hommes. Le rapprochement Nord-Sud devra �tre b�n�fique � l’ensemble de la population. En ce qui concerne l’application du principe de l’universalit� des droits de l’homme, il est choquant de demander le respect des particularismes. L’int�grit� physique des femmes doit �tre respect�e�: on ne peut pas accepter les mutilations f�minines. La Charia est incompatible avec les valeurs europ�ennes. Il convient de suivre le principe de la�cit� adopt� en France. Un pays qui donne le bon exemple � cet �gard est la Turquie. M.�Ghiles estime qu’il faut �tre plus modeste. Le probl�me de la discrimination � l’�gard des Alg�riens et des femmes est toujours pr�sent en France. En ce qui concerne l’interdiction du voile, il se dit partag�. Le d�veloppement �conomique est peut-�tre le moyen de r�soudre le probl�me. Il ne faut pas oublier que le taux de ch�mage peut atteindre 60% dans certains secteurs en France. En ce qui concerne les droits des femmes, il est bon de rappeler que certains pays arabes ont introduit des r�formes avant certains pays catholiques. Il faut donc �tre un peu plus modeste et respectueux vis-�-vis des autres. Le professeur Diaz Barrado estime qu’il convient de rapprocher les points de vue. Il est d’accord qu’il existe des droits fondamentaux de la personne qui constituent un noyau dur et qu’il faut respecter. L’int�grit� physique et psychique est un principe inali�nable�; il y a un minimum � respecter. Quand on est d’accord sur l’essentiel, il faut se mettre d’accord sur des conceptions qui sont compatibles. La Charte europ�enne des droits de l’homme reconna�t des droits inviolables. A cet �gard, il ne faut pas oublier les questions sociales. Il y a un certain nombre de domaines pour lesquels un plan d’action est propos�. M.�Petre�Roman (Roumanie) estime que la tentative d’exporter la d�mocratie dans les pays arabes a �t� partiellement un �chec. Il ne lui semble pas judicieux de vouloir provoquer un s�isme dans le monde arable. Mais on peut au moins y exporter certains mod�les de la civilisation occidentale, et parmi ceux-ci les valeurs de la la�cit�, l’humanisme et l’esprit d’entreprise. Pour ce faire, il convient de lancer une offensive pacifiste contre le terrorisme. Apr�s avoir entendu l’expos� du repr�sentant de l’ambassade des Etats-Unis, M.�Cleary, les amis des Etats-Unis doivent se poser une question. La destitution de Saddam Hussein a �t� un bien. Elle a d�montr� que le pouvoir impos� par l’intimidation peut �tre vaincu. Mais son impact n’aurait-il pas �t� plus grand si toutes les nations s’�taient ralli�es � l’action des Etats-Unis�? M. Claret r�pond que la fin du r�gime de Saddam Hussein ouvre de nouvelles perspectives. La bonne approche consiste � d�velopper la coop�ration et non seulement � exporter la d�mocratie. Le monde arabe a besoin d’une transition. M. Napoleon Pop (Roumanie) assure que son pays est tr�s favorable � un renforcement de la coop�ration entre les deux rives de la M�diterran�e et appuie toute initiative en faveur d’une politique ambitieuse soutenue par une forte volont� politique commune en faveur de la coop�ration m�diterran�enne au sein de l’UE. M. Dario Rivolta (Italie) s’interroge sur la compatibilit� des exigences de respect des droits de l’homme et du maintien de la s�curit� dans les soci�t�s des rives nord et sud de la M�diterran�e. Dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, il pose une question sp�cifique sur la compatibilit� de l’immunit� des fonctionnaires d’EUROPOL avec les principes d�mocratiques. S.E.M. Mohamed Sahbi Basly (Ambassadeur de Tunisie � Madrid), est d’accord avec les intervenants sur la n�cessit� de consid�rer que le verre est � moiti� plein plut�t qu’� moiti� vide. Il faut un changement d’�tat d’esprit. La coop�ration doit �tre constructive et se d�rouler dans un climat de confiance et de franchise. Il ne s’agit pas d’imposer le mod�le occidental � la rive sud de la M�diterran�e mais d’adopter de part et d’autre un discours de tol�rance. La pauvret� et la frustration peuvent mener � des gestes d�sesp�r�s. M. Ali Dahmane (D�put�, Assembl�e populaire nationale, Alg�rie) se f�licite des propos tr�s �quilibr�s des orateurs. Il reproche � certains parlementaires des pays europ�ens de vouloir trop souvent imposer leurs valeurs occidentales aux pays de la rive sud de la M�diterran�e. La religion musulmane a ses pr�ceptes qu’il faut respecter au m�me titre que les valeurs d�fendues par d’autres religions. Les droits de l’homme comme ceux de la femme y sont respect�s par l’Islam. Mme Manuela Aguiar (Portugal) estime qu’il revient � chacun sur les deux rives de la M�diterran�e de d�fendre les droits de l’homme qui sont des principes universels. M. Ghil�s pr�cise qu’il existe des �changes culturels, �conomiques et humains pr�vus par le processus de Barcelone. Il lui semble n�anmoins possible et n�cessaire d’aller au-del� de ce qui est d�j� pr�vu au niveau �conomique, notamment dans le domaine culturel. M. Claret estime que la meilleure approche de la question d�licate des droits de l’homme entre les deux rives de la M�diterran�e r�side dans un dialogue r�gulier et substantiel. La question des droits de l’homme est �volutive. On ne prot�ge pas suffisamment les droits de l’homme que ce soit au sud ou au nord de la M�diterran�e. Il faut �largir le principe du dialogue avec l’id�e de le faire �voluer au fil tu temps en vue d’atteindre l’objectif g�n�ral final de protection toujours accrue des droits de l’homme. M. John Wilkinson remercie M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO, et tous les h�tes espagnols, pour leur accueil. Il souligne l’importance des th�mes abord�s. La coop�ration entre les deux rives de la M�diterran�e et la lutte contre le terrorisme sont essentielles pour l’avenir de la s�curit� de l’Europe. L’Europe doit �galement disposer de capacit�s militaires flexibles. Il rappelle notamment l’importance d’une force navale en M�diterran�e. Les d�bats ont �t� tr�s riches et repr�sentatifs compte tenu des nombreux intervenants provenant de tous les pays d’Europe du Nord, du Sud, de l’Est et du Sud-Est mais aussi de la rive sud de la M�diterran�e. Ces r�flexions contribuent au dialogue en vue d’accro�tre la s�curit� de part et d’autre. Conclusions M. Guillermo Mart�nez Casa�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole aupr�s de l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique, remercie M. Julio de Espa�a, Pr�sident des Cortes Valencianas, le Pr�sident Armand de Decker et tous les participants. Comme l’a d�clar� Mme Ana Palacio, Ministre des affaires �trang�res de l’Espagne, au d�but de ce s�minaire, nous avons besoin d’une politique europ�enne de s�curit� et de d�fense forte. En tant que membres de l’Assembl�e de l’UEO, tous les parlementaires ici pr�sents partagent cet avis. Mme Palacio a aussi soulign� qu’il ne fallait ��pas perdre de vue le Sud afin de ne pas perdre le Nord��. En effet, nous ne devons pas perdre notre objectif, notre point de r�f�rence en vue de faire progresser la PESD. La premi�re s�ance sur la prolif�ration des armes de destruction massive a permis de r�fl�chir aux meilleures solutions pour neutraliser ces armes. Les risques de prolif�ration nucl�aire dans le monde sont le fait de plusieurs Etats, mais il existe aussi le risque nouveau d’une utilisation par des groupes terroristes d’armes chimiques ou biologiques. L’UE et d’autres pays doivent agir fermement afin de renforcer les r�gimes de contr�le de ces mat�riels. Il faut emp�cher la prolif�ration de ces armes par une concertation et une coop�ration accrues et des r�gimes de contr�le multilat�raux de plus en plus efficaces. Un d�bat tr�s int�ressant a suivi la pr�sentation des experts de haut niveau et les parlementaires de l’UEO se doivent de poursuivre leurs travaux parlementaires sur ces menaces d’envergure. Si les menaces provenant du terrorisme et des armes de destruction massives sont nouvelles pour certains pays, d’autres les connaissent malheureusement depuis longtemps, et ont eu � d�plorer de nombreuses victimes. En ce qui concerne le terrorisme, il faut reconna�tre l’utilit� d’une politique globale de d�veloppement et de coop�ration �conomique et sociale pour lutter avec efficacit� contre le terrorisme. Mais il faut aussi coop�rer en mati�re de police, comme l’a bien compris M. D�az de Mera, Directeur g�n�ral de la police au minist�re de l’int�rieur espagnol. De bonnes analyses nous ont �t� pr�sent�es sur l’islamisme par des experts comp�tents. Les Etats-Unis ont �galement pu pr�senter leur position. Ils suivent notamment avec attention la strat�gie globale que suit l’Espagne avec quelque succ�s contre le terrorisme. Le terrorisme est un danger commun qui nous touche tous. Il fait fi de l’id�ologie et de la culture et va radicalement � l’encontre de tout sentiment d�mocratique. Pour lutter contre le terrorisme, une coop�ration entre les pays du monde est indispensable, tant au niveau bilat�ral entre pays voisins, qu’au niveau multilat�ral dans un cadre r�gional ou mondial. Il faut agir en coop�ration avec les Etats-Unis pour avoir une chance de parvenir � �radiquer le terrorisme. Enfin, comme nous l’avons constat� lors de la troisi�me s�ance, il importe d’analyser la nature et la n�cessit� d’une coop�ration r�gionale toujours plus pouss�e entre les pays des deux rives de la M�diterran�e. On est arriv� � la conclusion qu’il �tait impossible d’assurer un d�veloppement harmonieux de l’Union europ�enne sans une politique m�diterran�enne forte et efficace assurant un d�veloppement �quilibr� des deux rives de la M�diterran�e. Ind�pendamment du conflit isra�lo-palestinien dont chacun conna�t les enjeux et les dangers, il existe un vrai probl�me de compr�hension entre les pays des deux rives de la M�diterran�e. Il est n�cessaire de trouver un langage commun pour une v�ritable rencontre et une coop�ration cordiale. La coop�ration doit s’intensifier non seulement dans le domaine �conomique mais aussi dans le domaine culturel, et ce dans le respect des diff�rences pour �viter les accusations d’ing�rence. Les diff�rents orateurs ont aussi soulign� l’importance d’une coop�ration dans le domaine des droits de l’homme. M. Mart�nez Casa� remercie sinc�rement tous ceux qui ont contribu� au succ�s de ce s�minaire, notamment les experts de haut niveau et les repr�sentants du monde arabe et m�diterran�en. Le s�minaire a �t� l’occasion d’approfondir les probl�mes du terrorisme, des armes de destruction massive, ainsi que la question de la coop�ration r�gionale entre les pays des rives sud et nord de la M�diterran�e, dans un but de paix. Discours de cl�ture de M. Julio de Espa�a,
Pr�sident des Cortes Valencianas M.�Julio de Espa�a exprime sa satisfaction d’avoir l’honneur de participer � la c�r�monie de cl�ture de ce s�minaire. La communaut� de Valence est tr�s fi�re de recevoir l’Assembl�e et s’est associ�e � tous les efforts pour que ce s�minaire puisse d�boucher sur des id�es nouvelles. En effet, les menaces nouvelles r�sultant du terrorisme et de la prolif�ration des armes de destruction massive sont un sujet de pr�occupation majeure. L’utilisation potentielle de ces armes par certains pays sous-d�velopp�s constitue un grand d�fi. Assurer la s�curit� et la stabilit� des pays en d�veloppement est une obligation pour les pays industrialis�s. L’Espagne compte parmi les pays qui sont confront�s quotidiennement au danger du terrorisme. La rapidit� et l’efficacit� des autorit�s espagnoles et la coop�ration avec la France ont permis de se prot�ger contre ce danger. L’engagement de la soci�t� espagnole contre le terrorisme est tr�s ferme. Le 11 septembre 2001, le terrorisme a montr� son visage le plus dur. C’�tait aux Etats-Unis d’y r�pondre. Mais nous �tions tous attaqu�s et nous avons tous pris conscience de la n�cessit� d’en finir avec le terrorisme. L’Espagne se trouve parmi les chefs de file de la lutte antiterroriste. C’est pourquoi nous voulons que le Comit� de lutte contre le terrorisme �tabli par les Nations unies joue un r�le vraiment utile et qu’il �labore une liste mondiale des organisations terroristes, comme l’a propos� par le Parlement europ�en. Il faut aussi mentionner le projet de trait� constitutionnel propos� par la Convention europ�enne qui pr�voit des missions civiles et militaires pour lutter contre le terrorisme. L’Espagne a toujours d�fendu une politique de s�curit� et de d�fense bas�e sur l’UEO et l’int�gration de celle-ci dans l’Union europ�enne. L’Europe, qui va passer de quinze � vingt-cinq pays membres, devra mener une politique de bon voisinage avec ses pays frontaliers et notamment ceux de la M�diterran�e sur la base du processus de Barcelone. Le conflit des Balkans a eu un effet stimulant sur la politique europ�enne de s�curit� et de d�fense. Les conflits internationaux des derni�res ann�es, comme ceux du Golfe, de la Bosnie, du Kosovo, de l’Afghanistan et de l’Irak, ont d�montr� la n�cessit� de d�velopper davantage cette politique commune, tout en renfor�ant les liens transatlantiques. La mobilisation des forces multinationales est un effort transatlantique et il ne faut pas que l’Europe �tablisse une politique commune de s�curit� et de d�fense en marge des Etats-Unis. L’Espagne − comme M.�Aznar l’a confirm� r�cemment devant le Congr�s des Etats-Unis − travaille intens�ment en faveur de l’int�gration de europ�enne, celle-ci devant aller de pair avec un renforcement des liens transatlantiques. L’Espagne a mis en œuvre avec succ�s le processus de d�centralisation initi� par la Constitution de 1987 et en tant que membre actif de l’Union europ�enne, elle est devenue la huiti�me puissance �conomique mondiale. Les probl�mes d’immigration affectent aussi l’Espagne. Ils concernent le march� du travail, mais aussi la s�curit�, la sant�, l’�ducation et d’autres domaines. Une l�gislation plus restrictive � l’�gard de l’immigration est in�vitable, m�me si en Espagne des civilisations diff�rentes se c�toient et le peuple espagnol adopte une attitude tr�s ouverte. L’orateur esp�re en conclusion que le s�minaire qui vient de s’achever aura permis de susciter des id�es novatrices qui feront avancer la construction d’une politique europ�enne de s�curit� et de d�fense plus efficace et fond�e sur les valeurs d�mocratiques et l’Etat de droit. Mme�Manuela�Aguiar, Vice-Pr�sidente portugaise de l’Assembl�e, remercie les autorit�s espagnoles au nom du Pr�sident de l’Assembl�e pour son hospitalit� et pour l’organisation de ce s�minaire. L’UEO et son Assembl�e ont toujours �t� � l’avant-garde dans le domaine de la s�curit� et de la paix. Elle s’est toujours efforc�e de jouer ce r�le en consultant ses partenaires voisins. On peut se f�liciter de la grande qualit� des interventions et des d�bats. Il convient de retenir la grande id�e de la tol�rance. Une puissance sans grandeur est vou�e au d�clin. Il faut conserver l’h�ritage du principe de tol�rance que les pays arabes ont d�fendu pendant des si�cles. A cette �poque, ces pays ont r�alis� des progr�s remarquables entre autres, dans le domaine des sciences naturelles et en math�matique. L’exemple de la tol�rance, nous devons en retenir les le�ons dans nos relations avec le monde entier. Cela impose de changer les mentalit�s et de faire des gestes concrets sur les plans �conomique, social et culturel. Le probl�me de l’immigration y joue un r�le important. Il faut partager les risques et les solutions. Elle conclut en remerciant chaleureusement la communaut� et l’Assembl�e de Valence, et tout sp�cialement M.�Mart�nez�Casa�. (La s�ance est lev�e � 13 h 30) LISTE DES PARTICIPANTS Orateurs
Mme |
Ana PALACIO, Ministre des affaires �trang�res, Espagne |
Mme |
Rita BARBER� NOLLA, Maire de Valence, Espagne |
M. |
Guillermo MART�NEZ CASA�, Pr�sident de la d�l�gation espagnole � l’Assembl�e de l’UEO et Pr�sident de la Commission politique |
M. |
Haizam AMIRA FERNANDEZ, Senior Analyst, Real Instituto Elcano, Madrid |
Molt |
Honorable Francisco CAMPS, President de la Generalitat (gouvernement de la region autonome de Valence) |
M. |
Andreu CLARET, Directeur, Institut Europeu de la Mediterr�nia, Barcelona |
M. |
Colin CLEARY, Conseiller politique, Ambassade des Etats-Unis, Madrid |
Molt |
Excellent Julio DE ESPANA, Pr�sident des Cortes Valencianas |
M. |
Castor D�AZ BARRADO, Professeur de droit public internacional, Universit� Juan Carlos I, Madrid |
M. |
Agust�n D�AZ DE MERA, Directeur g�n�ral de la police, Minist�re de l’int�rieur, Espagne |
M. |
Vicente GARRIDO, Directeur, Instituto de Cuestiones Internacionales y |
| |
Pol�tica exterior (INCIPE), Madrid |
M. |
Francis GHIL�S, Senior Fellow, Euro-Arab Management School (EAMS), Granada (2002-2003) |
M. |
Jean-Luc MARRET, Fondation pour la Recherche Strat�gique, Paris |
Mme |
Elvira SANCHEZ, Charg�e de recherche, Centre d’informaci�n I documentaci� internationals (CIDOB), Barcelone |
M. |
Giorgio ZAPPA, Pr�sident et Directeur g�n�ral, Alenia Aeronautica, Italie | Membres
|
|
Allemagne |
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| |
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M. |
Klaus Werner JONAS |
M. |
Peter LETZGUS |
M. |
Eduard LINTNER |
M. |
Helmut RAUBER |
| |
|
Belgique |
|
| |
|
Mme |
Mimount BOUSAKLA |
M. |
Steph GORIS |
M. |
Geert LAMBERT |
M. |
Francis POTY |
M. |
Jacques TIMMERMANS |
| |
|
Espagne |
|
| |
|
Mme |
Cristina AGUDO CADARSO |
M. |
Pedro AGRAMUNT FONT DE MORA |
M. |
Francisco ARNAU NAVARRO |
M. |
Jos� Manuel BARQUERO V�ZQUEZ (*) |
M. |
Llu�s Ma DE PUIG |
M. |
Adolfo FERNANDEZ AGUILAR |
M. |
Guillermo MART�NEZ CASA� |
M. |
Jos� Luis MORALES MONTERO (*) |
M. |
Julio PADILLA CARBALLADA |
M. |
Gabino PUCHE RODRIGUEZ-ACOSTA (*) |
|
|
| |
|
France |
|
| |
|
M. |
Michel DREYFUS-SCHMIDT |
M. |
Jean-Pierre KUCHEIDA (*) |
M. |
Jean-Fran�ois LEGRAND |
M. |
Marc REYMANN |
| |
|
Gr�ce |
|
| |
|
M. |
Kosmos SFYRIOU (*) |
| |
|
Italie |
|
| |
|
M. |
Emerenzio BARBIERI |
M. |
Milos BUDIN |
M. |
Domenico CONTESTABILE |
M. |
Giovanni CREMA |
M. |
Renzo GUBERT |
M. |
Raffaele IANNUZZI |
M. |
Gennaro MALGIERI |
M. |
Andrea MANZELLA |
M. |
Pasquale NESSA |
M. |
Andrea RIGONI |
M. |
Dario RIVOLTA |
M. |
Enrico RIZZI |
M. |
Francesco TIRELLI |
| |
|
Pays-Bas |
|
| |
|
M. |
Dick DEES |
M. |
Adri DUIVESTEIJN |
| |
|
Portugal |
|
| |
|
Mme |
Manuela AGUIAR |
Mme |
Mar�a Eduarda AZEVEDO (*) |
M. |
Antonio BRAGA |
M. |
Antonio NAZARE PEREIRA |
| |
|
Royaume-Uni |
M. |
David ATKINSON |
Lord |
BURLISON |
M. |
Tom COX |
M. |
Bill ETHERINGTON |
M. |
George FOULKES (*) |
Lord |
KILCLOONEY |
M. |
Humphrey MALINS (*) |
M. |
David MARSHALL |
M. |
Alan MEALE |
M. |
Edward O’HARA |
M. |
Gordon PRENTICE |
Lord |
RUSSELL-JOHNSTON |
Dr |
Rudi VIS |
M. |
Robert WALTER (*) |
M. |
John WILKINSON (*) | Membres associ�s
|
|
Norv�ge |
|
| |
|
M. |
Aage KONRADSEN |
M. |
Rolf REIKVAM |
| |
|
Pologne |
|
| |
|
M. |
Janusz LORENZ |
Mme |
Joanna SENSYSZYN |
M. |
Wojcieck ZARZYCKI |
| |
|
R�publique tch�que |
| |
M. |
Martin DVORAK |
M. |
Oldrich NEMEC |
M. |
Frantisek PELC |
Mme |
Zuzana ROITHOVA |
M. |
Jaroslav ZVERINA |
| |
| Associ�s partenaires
Bulgarie |
|
| |
|
Mme |
Kina ANDREEVA |
M. |
Tsonko KIROV |
M. |
Angel NAYDENOV |
M. |
Valeri TZEKOV |
| |
|
Estonie |
|
| |
|
M. |
Robert LEPIKSON |
Mme |
Maret MARIPU |
| |
|
Lettonie |
|
| |
|
M. |
Dainis TURLAIS |
| |
|
Lituanie |
|
| |
|
M. |
Gintautas KNIUKSTA |
M. |
Alfonsas PULOKAS |
M. |
Rimantas SINKEVICIUS |
M. |
Arturas VAZBYS |
| |
|
Roumanie |
|
| |
|
M. |
Alin Theodor CIOCARLIE |
M. |
Cristian DUMITRESCU |
M. |
Constantin GAUCAN |
Mme |
Lucia LEPADATU |
M. |
Napoleon POP |
Mme |
Nora REBREANU |
M. |
Petre ROMAN |
M. |
Karoly SZAB� |
M. |
Ioan TIMIS |
M. |
Nicolae VASILESCU |
| |
|
Slov�nie |
|
| |
|
M. |
Zmago JELINCIC |
M. |
Tone PARTLJIC | Observateurs
Finlande |
|
| |
|
M. |
Mikko ELO (*) |
M. |
Esko-Juhani TENNIL� |
| |
|
Irlande |
|
| |
|
M. |
Jack WALL |
M. |
Michael NOONAN |
M. |
Ned O’KEEFE | Pr�sidents des commissions nationales de la d�fense, des affaires �trang�res et des affaires europ�ennes
Prof |
Venko ALEXANDROV, Pr�sident de la commission des affaires �trang�res, de la d�fense et de la s�curit�, Bulgarie |
M. |
Mario GRECO, Pr�sident de la commission des affaires europ�ennes, S�nat italien |
| |
| Invit�s parlementaires
|
|
Mac�doine |
|
| |
|
Dr |
Kenan HASIPI, Assembl�e de la R�publique de Mac�doine |
M. |
Zoran KRSTEVSKI, Assembl�e de la R�publique de Mac�doine |
| |
|
Serbie et Montenegro |
| |
|
M. |
Borivoje MIJATOVIĆ, MP, Assembl�e de Serbie et Montenegro |
| |
|
Ukraine |
|
| |
|
M. |
Oleh ZAROUBINSKY, Premier vice-pr�sident de la commission de l’int�gration europ�enne, Parlement ukrainien |
| |
| Pr�sidents des d�l�gations � l’Assembl�e parlementaire du Conseil de l’Europe
M. |
Petro KO�I, pr�sident de la d�l�gation albanaise � l’APCE | Repr�sentants des assembl�es parlementaires d’Afrique du Nord
M. |
Mahmoud ASSALA, Directeur de recherche, Conseil de la Nation, Alg�rie |
M. |
Ali DAHMANE, D�put�, Assembl�e nationale populaire, Alg�rie |
M. |
Mostera KHIAR, Membre du Conseil de la Nation, Alg�rie | Autorit�s espagnoles
M. |
Borja BARBOSA DE MIGUEL, Conseiller de s�curit�, D�l�gation du gouvernement central |
Mme |
Concha BLAT, Secr�tariat r�gional pour les relations avec le gouvernement central et l’UE, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
David CALATAYUD CHOVER, Chef de Cabinet du Repr�sentant du gouvernement central aupr�s de la Communaut� autonome de Valence |
Mme |
Consuelo C�SCAR, Conseill�re culturelle |
Mme |
Merche CORELL, D�partement des affaires europ�ennes et des relations ext�rieures, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
Juan COTINO FERRER, Repr�sentant du gouvernement central aupr�s de la Communaut� autonome de Valence |
Mme |
Carmen DOLZ ADELL, Directeur g�n�ral de la coop�ration au d�veloppement, Secr�tariat g�n�ral des relations avec le gouvernement central et l’UE, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
Miguel DOM�NGUEZ, Maire adjoint de Valence |
Mme |
Ana ENGU�DANOS WEYLER, Chef du D�partement des affaires europ�ennes et des relations ext�rieures, Direction g�n�rale de la cooperation au d�veloppement et des relations ext�rieures, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
Jos� Luis FERRANDO, Conseiller pour les affaires internationales aupr�s du Pr�sident du Conseil provincial |
M. |
Vicente FERRER ROSELL�, Vice-pr�sident du Conseil provincial |
M. |
Alejandro FONT DE MORA, Conseiller, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
Mme |
Eva FUERTES, D�partement des affaires europ�ennes et des relations ext�rieures, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
Fernando GINER GINER, Pr�sident du Conseil provincial |
Mme |
Enma IRANZO MART�N, Directeur g�n�ral, D�partement de l’agriculture, de la p�che et de l’agro-alimentaire (Generalitat de Valencia) |
M. |
Enrique LUJ�N CASTRO, Maire d’Utiel |
Mme |
Ma Soledad MART�NEZ REIG, Cabinet du Pr�sident de la Generalitat de Valencia |
M. |
Vicente MONTESINOS VERNETTA, Vice-pr�sident de la Fondation Bancaja |
M. |
Jos� Luis OLIVAS MARTINEZ, Pr�sident de Bancaza |
M. |
Rafael RIPOLL NAVARRO, Secr�taire regional charg� des relations avec le gouvernement central et l’UE, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia |
M. |
Ricardo S�NCHEZ ARJONA, Relations ext�rieures, Pr�sidence de la Generalitat de Valencia | Fonctionnaires parlementaires
M. |
Igors AIZSTRAUTS, Lettonie |
Mme |
Audra BIELINIENE, Lituanie |
M. |
Federico CASELLI, Italie |
M. |
Eugen DENSOREAN, Roumanie |
| |
(Assistant de M. Petre Roman) |
M. |
Marc DE ROUCK, Belgique |
Mme |
Elena DI PANCRAZIO, Italie |
M. |
Rainer DORNSEIFER, Allemagne |
Mme |
Claire DOSSIER-CARZOU, France |
M. |
Daniel DULCA, Roumanie |
Mme |
Angeles GARRIG�S DE LA UZ, Espagne |
Mme |
Mar�a Teresa GOMEZ-BERNARDO, Espagne |
M. |
Andrew HUBNER, Royaume-Uni |
Mme |
Lucie KARLOVA, R�publique tch�que |
Mme |
Anna LABEDZKA, Pologne |
M. |
Guy LINDSTROM, Finlande |
M. |
Ihor MYSYK, Ukraine |
M. |
Jovan PEJKOVSKI, R�publique de Mac�doine |
Mme |
Adriana PESCARU, Roumanie |
Mme |
Vincenza PROIETTI BEFANI, Italie |
Mme |
Ene RONGELEP, Estonie |
Mme |
Monserrat SANTOS, Espagne |
Mme |
Dessislava SENYOVA, Bulgarie |
Mme |
Martina SLANCAROVA, R�publique tch�que | Ambassades � Madrid
Mme |
Audra CIAPIENE, Charg�e d’affaires, Ambassade de Lituanie |
M. |
Devrim �ZT�RK, Conseiller, Ambassade de Turquie |
Mme |
Jasna PONIKVAR, Deuxi�me secr�taire, Ambassade de Slov�nie |
S.E. |
Mohamed Sahbi BASLY, Ambassadeur de Tunisie |
Mme |
Cristina TUŞA, Premier secr�taire, Roumanie | Secr�tariat g�n�ral de l’UEO, Bruxelles
M. |
Arnaud JACOMET, Chef du Secr�tariat g�n�ral | GAEO
M. |
Luis BALSELLS-TRAVER, Administrateur | Centre satellitaire de l’UE, Torrej�n
M. |
Fernando DAVARA RODR�GUEZ, Directeur, Centre satellitaire de l’UE, Torrej�n – Madrid (*) | Industrie
M. |
Simone GUERINI, Alenia Aeronautica, Italie | Presse
Mme |
Carla ALI�O GARC�A, Agencia Efe |
M. |
Alfonso �LVAREZ,TVE |
M. |
I. BARBERAN MARTINEZ, Las Provincias Radio |
M. |
Jordi BARCEL�,R�dio Nou |
Mme |
Dolores BENLLOCH ROMEU, Agencia Efe |
M. |
Manuel BRUQUE JIM�NEZ, Agencia Efe |
M. |
Eusebio CALATAYUD ALCAL�, Agencia Efe |
M. |
Alberto CAPARROS VEGA, ABC Valencia |
M. |
Juan Carlos C�RDENAS PLA, Agencia Efe |
Mme |
Cristina CHIRIVELLA BERGA, Valencia M�s � M�s |
M. |
Alberto DI LOLLI, El Mundo |
M. |
Joaquin FERRANDIS GARC�A APARISI, El Pa�s |
M. |
Jesualdo GARC�A BOIX, Informe Semanal |
M. |
Lisardo GARC�A BUENO, Informe Semanal |
M. |
Diego GARRIDO VEGA,Valencia M�s a M�s |
M. |
Gonz�lo GAYO CORPELLA, Diario de Valencia |
M. |
Jos� Luis GIM�NEZ, Canal Local PTV-Cable |
M. |
Jes�s GONZALEZ, A3TV |
Mme |
Teresa HEVIA IVARS, Diario de Valencia |
Mme |
Marisol HERNANDEZ MART�NEZ, El Mundo |
Mme |
Mar�a LA HUERTA, Canal 7 Tele Valencia |
Mme |
Macarena L�ZARO ALMENAR, Agencia Efe |
M. |
Carlos L�PEZ BRIZ, Atlas |
Mme |
Christina MACKENZIE, Flight International, France |
Mme |
Alicia MART� CINTERO, La Raz�n |
M. |
Javier MARTINEZ, A3TV |
M. |
Francisco MART�NEZ MEDRANO, Canal 9 |
Mme |
Isabel MART�NEZ REVERTE, Informe Semanal |
Mme |
Marta MEDINA BORR�S, Canal 7 Tele Valencia |
M. |
Andr�s MEN�NDEZ L�PEZ, Informe Semanal |
M. |
Jos� Mar�a MILL�N JOAQU�N, Canal 9 |
M. |
Juan Jos� MONZ� RAM�REZ, Las Provincias |
M. |
Santiago PACHECO TAR�N, Cope |
M. |
Jos� PARRILLA PLIEGO, Levante EMV |
M. |
Jos� Luis PEREZ, Director, Informativos COPE Comunidad Valenciana |
Mme |
Eva Maria PEREZ LOPEZ, Europa press |
Mme |
In�s PERIS MESTRE, Canal Local PTV-Cable |
M. |
Jos� Aleixandre PORCAR, Levante EMV |
Mme |
Cristina RAM�N ALABAU, Agencia Efe |
Mme |
Aurora ROCA GONZ�LEZ, Radio intereconomia Valencia |
Mme |
Ana Juan ROCH, Canal 9 |
M. |
Jos� RODRIGUEZ MENDEZ, Atlas |
M. |
Pablo SERNA AYALA, Canal 7 Tele Valencia |
M. |
Salvador TAMARIT NIETO, Canal 9 |
Mme |
Rosa TEJEDOR, R�dio Nou |
M. |
Jes�s TRELIS SEMPERE, Las Provincias |
Mme |
Lourdes VA�O, R�dio Nou |
M. |
Ernest ZURRIAGA LLORENS, Radio nacional de Espa�a |
| |
|

� 2002 - 2017, Assembl�e de l'UEO
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