Pour la création d’un bureau « espace » au sein de l’Agence européenne de défense
Paris, le 30 novembre – L’Assemblée de l’
UEO a préconisé mardi la création d’une bureau « espace » au sein de l’Agence européenne de défense afin de traiter, en liaison avec l’Agence spatiale européenne, les besoins spécifiques des systèmes spatiaux aux fins de la
PESD.
Dans son rapport présenté au nom de la Commission de défense, M. Renzo Gubert (Italie, Groupe fédéré) estime que les engagements pris dans l’Objectif global 2010 pour répondre aux crises impliquent une « autonomie de la
PESD » qui ne pourra « être assurée à terme sans une composante spatiale complète, incluant des stations de contrôle à terre ou embarquées, des centres de traitement des informations satellitaires et des satellites d’observation tout temps, de communication et de navigation ». Selon le rapporteur, l’Europe peut « développer ses capacités spatiales de façon raisonnable en s’appuyant sur le concept de suffisance ». Il s’agit avant tout, a-t-il souligné, « de se doter de moyens modestes au regard des équipements américains mais qui permettraient de vérifier et de préciser des informations sensibles et déterminantes pour les choix politiques en cas de crise ».
Une des premières tâches, selon l’Assemblée de l’
UEO, sera « d’établir un lien étroit entre l’Agence européenne de défense » dotée d un nouveau « bureau espace » et l’Agence spatiale européenne pour déclencher une « phase de coordination/coopération entre les systèmes existants ». L’Assemblée regrette ainsi « la duplication des efforts et la dispersion des ressources financières et techniques » qui caractérise trop souvent la coopération européenne dans le domaine des capacités spatiales de défense et elle souhaite le développement d’une « politique d’interopérabilité et d’échanges de capacités entre les systèmes spatiaux européens existants ».
L’Assemblée a en outre souhaité l’amélioration « de la réactivité du Centre satellitaire de l’
UE à Torrejon en le dotant d’une véritable cellule militaire » et elle a préconisé « de soutenir vigoureusement le système Galileo, et plus particulièrement de définir les services attendus de ce système dans le cadre de la
PESD ».